Livre / Phantomatic par Pauline Alioua

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Livre / Phantomatic par Pauline Alioua

J’ai rencontré il y a quelques mois Pauline Alioua, une photographe venue s’installer à Marseille. Aujourd’hui Pauline vient de publier son dernier livre : Phantomatic, Nowhere to be seen. C’est une bonne occasion pour découvrir son univers et son travail.

Une photographe fraichement installée à Marseille

Après son passage en résidence d’artiste à Berlin, Paulin Alioua est venu s’installer à Marseille se laissant porter par ses envies de voyage et de découverte. La photographe travail beaucoup en argentique et préfère souvent le noir & blanc. Ses photographies expriment sa vision du monde qui l’entour et ses réflexions, sa plume c’est son appareil, ses pensées elle les écrit sur films argentiques, capturant son travail souvent très poétique par des ombres, des reflets, des objets, des situations qui lui parlent.
La matière de son travail photographique elle la puise tous les jours et à chaque instant, toujours prête à déclencher…

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Après son exposition et la présentation de son livre à Berlin, je lui ai bien sûr pris un exemplaire après l’avoir parcouru, et j’ai eu envie de vous présenter « Phantomatic, Nowhere to be seen. », un livre qui vaut le coup !
Le livre est à vendre, n’hésitez pas la contacter par son site, ne serait-ce que pour donner votre avis sur ce travail !

Pour démarrer parle nous de toi et de ton parcours photo.
Pauline : J’ai 30 ans, j’ai grandit en Haute-Savoie sur le Lac Léman, j’ai deux frères dont un jumeau. Je suis diplômée en Psychologie Cognitive et en sciences de la Communication. J’ai commencé à voyager intensivement après mes études. Depuis l’adolescence, mon appareil photo a toujours été mon plus fidèle compagnon. J’ai vécu plusieurs années à Paris, oscillant entre travaux personnels et institutionnels (création de books, portfolios, reportages de concert etc). J’ai fait une résidence l’an dernier à Berlin, ce qui m’a permis de me concentrer sur ma photographie et de réaliser le projet Phantomatic.
Toi qui travaille en argentique et en numérique est ce que cela te dérange de mélanger les deux dans tes projets ?
Je suis persuadée que je ne photographie pas de la même façon et pas les mêmes choses en argentique qu’en digital. Dans une série, je cherche une constance, une tendance, quelque chose qui se répète soit au niveau de la texture, soit au niveau de la focale. Donc même si je pense que c’est bien l’image finale qui compte (et pas le moyen), c’est effectivement confus pour moi de mélanger les deux médiums.

Phantomatic, Nowhere to be seen », pourquoi ce projet ?
Pauline : J’ai commencé ce projet à la suite d’une rupture amoureuse qui a été soudaine, presque inattendue. J’ai été confronté à l’impossibilité de revenir en arrière, à la nécessité d’accepter cette situation. Ce projet raconte la disparition de cet homme de ma vie, ma solitude, sa quête dans mes errances puis mon nécessaire détachement. Travailler ce projet a été très salvateur, il m’a d’abord donné de la matière, puis il m’a aidé à accepter, à comprendre et à poursuivre mon chemin.

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Dans ce livre on retrouve beaucoup de paysages où la présence/absence de l’Homme est toujours suggérée mais jamais montrée directement, peux-tu nous en dire plus ?
Pauline : De façon générale, j’aime suggérer, mes photos sont souvent des analogies, des métaphores visuelles sur le monde ; la silhouette d’une personne ou son ombre en disent parfois autant sur elle ou sur le monde qu’un portrait. Cela crée aussi du mystère, provoque des interrogations. Dans ce projet, il était important pour moi d’accentuer cela : le souvenir de sa présence me rappelait son absence et vice versa. Dans ma quête physique de ce disparu, les fantasmes se mélangent aux souvenirs, l’illusion à la réalité. Le passé se confond avec le présent, dans des endroits souvent vides, pas vraiment reconnaissables, comme dans un songe. Est-ce lui dans cette voiture qui m’invite à le rejoindre ? Lui qui marche, là-bas, trop loin pour que je puisse le rattraper ? Ou simplement mon imagination qui me joue des tours ? J’aime ces images-mirage, coincées entre imaginaire, songe et réalité.

Sortons du contexte de cette série et de ce livre, as-tu de nouveaux projets en tête ?
Pauline : Je me concentre encore sur ce projet. Je l’ai exposé à Berlin au printemps et souhaiterais le montrer en France. En septembre j’ai l’intention de travailler un projet, mais je ne peux pas en dire plus, j’aime entretenir le mystère. Je réalise que j’ai trouvé une vraie inspiration depuis que je vis à Marseille. Je suis très productive, je fais beaucoup d’images. Des choses se dessinent, j’alimente des séries et je creuse dans des voies qui me tiennent à coeur. J’ignore encore le contour mais j’ai confiance en ce flou.

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Maintenant que tu es à Marseille depuis plusieurs mois, comment te sens-tu ici ?
Pauline : Je me sens vraiment bien. C’est un environnement dans lequel je me reconnais, ou du moins avec lequel je me sens plutôt en accord. La ville m’a bien accueillie et j’ai fait de très belles rencontres.

Beaucoup de photographes disent que Marseille est difficile à prendre en photo, tu en penses quoi ?
Pauline : Marseille m’inspire énormément. La lumière ici me fascine, elle est vraiment unique. La mer aussi, bien sur. Sa situation géographique, sa douceur, sa folie, son absurdité, sa mixité. Il y a mille et une choses à photographier ici !

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Pour commender le livre c’est par ici : Pauline Alioua

 

 

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